30/01/2011 : La stabilité des prix pour doper les ventes en 2011
Après des années 2006, 2007 de forte croissance, une année 2008 et surtout 2009 très mauvaise, ce qui était pressenti l’an dernier au second semestre se confirme : 2010 est une « bonne année », selon Me Philippe Raquin, président de la chambre des notaires de la Loire.
« Malgré un premier trimestre décevant, un peu dans la continuité de 2009, on a assisté à une détente des acheteurs potentiels qui ont repris confiance dans l’immobilier », remarque le président. Les taux d’intérêt historiquement bas (entre 3 et 4 %) ont bien sûr favorisé cette « détente » qui se traduit au niveau du volume de transactions et au niveau des prix.
Au niveau des transactions, non chiffrées pour l’instant au plan statistique, elles sont en « nette hausse », mais on a assisté à un « yo-yo » impressionnant, avec une baisse, par exemple, de 45 % en 2009, et une hausse de 70 % en 2010 sur les maisons anciennes !
Ce sont d’abord les primo-accédants qui ont « surfé » sur cette vague, avec toutefois des « montants raisonnés (de 150 000 à 200 000 Euros). Après le second semestre, on a vu un autre type de clientèle avec des projets plus conséquents. La confiance était revenue. Il faut noter aussi que les dispositifs Scellier ont boosté la fin d’année », selon M e Raquin. La fin annoncée des intérêts d’emprunt, les menaces sur le prêt à taux zéro ont aussi incité certains à acheter en décembre. C’est un peu le même constat pour Gérard Ouvrier-Buffet, directeur général du Crédit Agricole Loire Haute-Loire, qui parle, pour 2010, d’une « nette reprise » sensible au niveau des acquéreurs de résidence principale et des investisseurs en locatif.
Quel sera le profil de 2011 ? M e Philippe Raquin voit les prix « rester stables ». Parmi les éléments favorables, le prêt à taux 0 désormais accordé sans conditions de ressources. Et puis deux éléments qui incitent toutefois « à la prudence : le dispositif Scellier revu à la baisse devient moins attractif. Et puis, s’agissant des terrains à bâtir, on a des craintes quant à l’arrivée de la loi sur l’eau, cette année. » Cette loi qui va imposer une réglementation environnementale plus contraignante pourrait gonfler les prix de la viabilisation des terrains et donc le coût pour les acquéreurs. L’attribution des certificats d’urbanisme pourrait aussi en souffrir.
Selon les statistiques de la chambre des notaires de la Loire, sur les neuf premiers mois de l’année 2010 (1) le prix de vente moyen d’un terrain à bâtir dans la Loire s’établit à 63 euros du mètre carré (en hausse de 3,3 %), à 104 euros dans la périphérie stéphanoise, 38 euros dans le Roannais).
Il avait baissé de 6, 3 % en 2009. On peut tout de même remarquer, que sur les dix dernières années, ces prix ont bondi de plus de 140 %, et de 43,2 % sur cinq ans ! Tendance 2010 pour un prix de vente moyen : 67 600 euros.
Le progrès.fr 28/01/2011